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La rose en parfumerie

La rose est l’une des matières premières les plus utilisées en parfumerie. Elle incarne la féminité, la sensualité et la douceur, si bien qu’elle met tout le monde d’accord, hommes et femmes confondus. Et pourtant celle pour qui les parfumeurs s’amourachent, avait disparu des paysages grassois.  La rose centifolia renaît de ses cendres et à la demande des grandes maisons de parfum elle est replantée et cultivée à nouveau. Rose de mai ou Centifolia, zoom sur une fleur dont on ne saurait se passer.

Les différentes variétés de roses

Les roses sont des fleurs que l’on trouve partout. Il en existe différentes variétés qui poussent dans le bassin méditerranéen jusqu’aux Balkans ; en Bulgarie plus précisément.  Les parfumeurs ont un faible pour deux d’entre elles, la Centifolia et la Damascena. Nul ne niera que la rose aux cent pétales est celle que tout le monde attend impatiemment en mai,  l’unique mois de cueillette de l’année. Une cueillette ponctuelle qui a lieu près de Grasse et dont le nectar se monnaie à prix d’or. D’ailleurs,  90% de la production mondiale de cette variété de rose est cultivée dans ce pays niché entre les Alpes et la Méditerranée. Une production estimée à plusieurs tonnes de roses que viennent se partager les plus grands parfumeurs du monde.

La rose Damascena

La rose Damascena, autrement dit de Damas, est une rose qui est cultivée principalement en Bulgarie, au Maroc et en Turquie. Originaire de Syrie, cette fleur est la variété la plus répandue dans le monde pour son usage dans la parfumerie. On rapporte que la rose Damascena fut importée durant le treizième siècle par les Croisades. A l’instar de la rose Centifolia, l’environnement dans lequel est cultivée la rose jouera un rôle important dans le rendu de son parfum. Suivant son terroir, elle sera tantôt citronnée, tantôt épicée, tantôt fruitée.

La rose Centifolia, reine parmi les reines

Des roses il y en partout. Oui, mais voilà, des roses comme en fait à Grasse il n’y en a pas deux comme celles-là ! La rose centifolia que l’on retrouve dans le pays grassois est spéciale, unique. Appelée également rose de mai, mois où elle est récoltée, elle est puissante et délicate. D’ailleurs, on dit d’elle qu’elle est la rose d’excellence de la parfumerie. Une réputation justifiée qui a amené les grands parfumeurs à la convoiter. En effet, la rose Centifolia est la rose qui a le meilleur rendu olfactif, et ce que ce soit aussi bien dans la fabrication de concrète de rose que dans celle de l’eau de rose.

Les secrets de la cueillette de la rose Centifolia

La rose de Mai ne fleurit qu’une fois par an et le spectacle olfactif est toujours le même :  son parfum embaume toute la région de Grasse pendant cette période de l’année. La rose Centifolia, parce qu’exceptionnelle, se cueille le matin, dès que les premiers rayons de soleil font leur apparition.  C’est ainsi que l’on procède si  l’on veut que la rose nous toute cette  fraîcheur, tout ce parfum qu’elle a en elle. Les cueilleurs qui sont là pour l’occasion, prennent soin de ne cueillir que les roses ouvertes. Le geste est répétitif mais précis. Il ne faut pas être brusque afin de ne pas malmener la rose. De manière franche, on va donner un petit coup de main, sans tirer sur la rose. Il faut saisir la rose de la main par le pédoncule, la tourner,  et mettre un léger coup de poignet, en veillant à ne pas casser les boutons qui sont autour. La vue du pistil, indique que la fleur est prête à être cueillie.

La rose de Mai : véritable produit du terroir

Le parfum  si particulier, si complexe, si captivant de la rose de Mai provient du terroir. Tout un ensemble de facteurs viennent influer sur la qualité de la rose. Climat tempéré  à la fois humide, influences de part et d’autre de la mer et de la montagne, atmosphère saline, tous sont autant de critères qui vont apporter à la rose Centifolia tout sa particularité.  Le parfum de la rose a l’avantage de pouvoir se marier avec beaucoup de produits. C’est un produit précieux, très cher, qui  est employé dans divers produits cosmétiques.

Les différents procédés d’extractions de la rose

Il existe trois grandes techniques d’extractions de la rose. C’est le procédé d’extraction de la rose qui va déterminer son intensité.

  • La technique de macération à chaud : on obtient de l’infusion de rose, délicate et transparente.
  • La distillation à la vapeur d’eau : on obtient l’essence de rose qui est fraîche et fusante.
  • L’extraction au solvant volatil : on obtient l’absolue de rose qui est plus chargée d’émotions, plus complexe, plus opulente.

Les cueilleurs se languissent de récolter la rose si bien que chaque année le mois de mai rime avec euphorie. Explosive, intense, la cueillette se veut généreuse à l’image de toute cette patience, tout ce travail que l’on a réalisé l’hiver. Petit bijou végétal, la rose éblouit encore et toujours. Nul ne saurait la détrôner tant elle possède de multiples atours. Découvrez-la dans nos fragrances douces et sensuelles , telles que Musk Rose, Musc Ward Taifi ou le Vanillia Rose.

Matières première végétales

Les matières premières en parfumerie

On entend par matières premières, les ingrédients employés par le parfumeur pour créer un parfum. Il existe en parfumerie plus de 4000 matières premières lesquelles sont classées en plusieurs catégories. Matières animales, matières végétales ou matières de synthèse, elles apportent toutes au parfum leur touche personnelle. Dar Al Musc vous présente les grandes lignes de ces matières aux combinaisons, aux mélanges, aussi improbables qu’infinis.

Les différentes matières premières en parfumerie

 Synthétiques ou naturelles, les matières premières sont une richesse olfactive exceptionnelle pour le parfumeur.

Les matières premières animales

Il existe en tout six essences animales qui sont utilisées dans la fabrication de parfums. Aujourd’hui, employées sous leur forme synthétique, que ce soit pour des questions d’éthique ou de réglementation, les matières premières animales sont indispensables pour le parfumeur. Il émane d’elles une sensualité telle que la plupart des parfums du moment en contiennent. Mais ces matières sont surtout appréciées pour leurs propriétés fixatives. En effet, la civette, le musc, le castoréum, l’hyraceum, l’ambre gris ou encore la cire d’abeille sont d’excellents fixateurs de parfum.

En revue

  • La civette : cette matière première désigne la sécrétion d’un chat musqué sauvage que l’on trouve en Ethiopie. Désormais interdite, on retrouve la civette seulement sous forme synthétique. Si à l’état pur son odeur est fécale, forte, voire violente, une fois diluée la civette apporte rondeur, sensualité et chaleur au parfum. Le tout sur un fond animal. Elle est un excellent fixateur et de grandes marques aiment l’employer dans leur jus. On pense notamment à la maison Chanel avec son N°5 et son fameux Coco Mademoiselle. Des parfums addictifs qui durent plusieurs jours, même des semaines, sur les vêtements.
  • Le musc : il s’agit d’une sécrétion produite par le chevrotin porte-musc originaire d’Asie ; plus précisément du Tibet.
  • L’ambre gris : cette matière très prisée en parfumerie est causée par une irritation intestinale développée chez  les cachalots. L”ambre gris est ni plus ni plus une excrétion due à une mauvaise digestion de becs de calamars par ces grands mammifères marins.
  • L‘hyraceum :  il s’agit d’une petite pierre produite par le Daman du Cap, un petit mammifère d’Afrique du Sud à l’apparence de petit rongeur. L’hyraceum est une masse collante formée d’urine et excréments, que l’animal produit.  Cette excrétion de l’animal  va se pétrifier  après des siècles et des siècles de vieillissement, et prendra l’allure d’une petite pierre de couleur brune.
  • La cire d’abeille : même s’il n’existe pas d’huile essentielle de miel, les parfumeurs aiment inviter des notes mieillées dans leurs parfums. En effet,  ils emploient  l’absolue de cire d’abeille à l’odeur miellée, verte, boisée, cireuse. Accords chyprés, floraux ou orientaux, le miel est une note qui marque le parfum de son aspect cuiré, miellé, anisé, animal, chaud et fruité.
  • Le castoréum : c’est une sécrétion huileuse et odorante issue des glandes situées entre les parties génitales et l’anus du castor d’Amérique du Nord et d’Eurasie. Substance grasse et recherchée, le castoréum a une odeur forte, singulière, très animale, agressive, qui s’adoucit une fois diluée. Chaude et douce, son odeur rappellera alors l’huile animale, le cuir, et même la fourrure. Il est employé dans les accords orientaux et/ou ambrés. Autrefois, pour l’extraire il fallait tuer l’animal. Avec les progrès de la chimie moderne, le castoréum utilisé aujourd’hui en parfumerie  est un castoréum synthétique.  La finesse n’est pas la même, mais l’effet recherché y est. Et le castor est surtout protégé.

Les matières premières végétales

Les matières végétales se divisent en 3 grandes catégories : les fleurs, les fruits, et les herbes, les plantes et les bois.

Les bois, les plantes et les herbes

Les herbes et les plantes sont utilisées de façon optimale, parfois même dans leur intégralité, comme c’est le cas pour le romarin. On utilisera les graines du gingembre et du vétiver, les feuilles de la verveine et du patchouli ou encore les graines de la fève tonka, de la cardamome ou encore la coriandre. Certains végétaux sont employés exclusivement dans les fragrances masculines auxquelles elles apportent fraîcheur, tonicité et sensation de propreté, de netteté, tels que le basilic, la menthe et la marjolaine

Dans les matières premières végétales, on compte les arbres dont on prélève l’écorce. Mais aussi la résine, le bois, et même les mousses se développant sur l’écorce (on pense à la mousse de chêne). L’encens, la myrrhe et le labdanum entrent dans la catégorie des arbres. La cannelle, le bouleau et le santal ; dans celle des bois. On peut aussi noter d’autres bois utilisés en parfumerie comme le patchouli, l’essence de pin, le santal, le cèdre de Virginie ou encore  le bois de Gaïac.

Les fleurs

Les notes florales sont la coqueluche des parfums féminins si bien qu’il est presque impensable d’imaginer un jus à destination des femmes sans celles-ci. Il existe plusieurs fleurs odorantes lesquelles apportent chacune leur caractère qui leur est propre au parfum. On a le Ylang-Ylang qui nous vient de l’Océan Indien et évoque la sensualité charnelle. Le muguet lui incarne la candeur, l’innocence. Et on a au milieu de tout ce champ de fleurs, la tubéreuse, la rose, le jasmin et l’iris, qui forment le bouquet de fleurs noble par excellence. Sans oublier les autres fleurs que sont le mimosa, la lavande, les narcisses, la violette ou encore la fleur d’oranger.

Les fruits

Les notes fruitées sont très estimées aussi bien par les parfumeurs que par le public. Ces matières premières sont issues principalement de la famille olfactive des hespéridées, constituées d’agrumes. Modernité et originalité, fraîcheur, tonicité, les notes fruitées apportent aux jus des touches bien personnelles. En dehors de ces notes hespéridées, la pomme, la vanille, la pêche et le melon sont également très utilisés.

La palette du parfumeur est un peu à l’image de celle du peintre ; diverse et variée. Chez Dar Al Musc, il y en a pour tous les goûts, pour tous les nez ^^.

Comment conserver son parfum

Comment conserver son parfum

Le parfum, lorsqu’il est mal conservé, peut très vite perdre de son intensité. Pour prolonger la longévité de vos muscs préférés et ainsi éviter qu’ils finissent leur séjour à la poubelle, Dar Al Musc vous donne quelques conseils bien avisés.

Règle numéro 1 : bien fermer le flacon

On a tendance, lorsque l’on entame un nouveau parfum, à laisser le flacon ouvert après l’avoir utilisé. C’est la première erreur à ne pas commettre. Que vous soyez pressé le matin, ou de nature distraite tout simplement, n’oubliez jamais de reboucher votre bouteille de parfum. Pourquoi nous direz-vous? Tout bonnement parce que votre musc ou tout autre jus, une fois au contact de l’air, perd rapidement ses qualités olfactives. On évite donc ce faux pas qui peut vous coûter cher ^^.

Règle numéro 2 : je conserve mon parfum dans un endroit frais et à l’abri de la lumière

On aime tous avoir nos flacons de parfum dans notre salle de bains, plus accessibles parce qu’à portée de main, ou encore sur nos commodes pour un effet “déco”. Or, il n’ y a rien de pires ennemies que l’humidité et la chaleur pour le parfum. Fini les muscs étalés sur la tablette de votre salle de bains, ou sur votre commode en contact direct avec les U.V.  Privilégiez plutôt un endroit sec, une pièce aérée et fraîche. Aussi surprenant que cela puisse paraître, le frigo est le lieu idéal insolite pour une meilleure conservation de votre parfum.

Règle numéro 3 : plus vite tu consommeras ton musc, mieux ce sera

Bien que la durée de vie d’un parfum ouvert soit estimée entre 1 an et 3 ans, il convient tout de même de l’utiliser le plus rapidement possible. Le mieux est de s’en servir dans l’année, pour un profit et une conservation optimale des effluves. Si vous aimez plusieurs parfums à la fois, que vous aimez changer de musc très souvent, préférez alors les flacons à petite contenance. Ainsi, vous ne mettrez pas longtemps à le finir tout en profitant pleinement du parfum.

Vouloir un sillage qui dure, changer de fragrance au gré des envies, avec ces quelques conseils en main votre (vos) musc (s) sont bien partis ! On retient ce résumé tout simple : bouchon fermé, pas de lumière, pas d’humidité, et petit format souhaité. En tout cas chez Dar Al Musc, on leur souhaite longue vie à vos parfums !