Collection privée

Les collections privées en parfumerie

Des voyages, des histoires, des atmosphères, les collections privées en parfumerie sont d’abord le reflet d’une ambiance avant d’être parfum. C’est tout un univers qui est créé autour du jus ; le flacon attise la curiosité, son image intrigue, on devine à travers son nom ses notes et son histoire. Si certains voient en la parfumerie de niche un génie marketing, d’autres y voient surtout un retour aux sources, comme si l’on rendait à la parfumerie ce qui lui appartenait : prestige et authenticité. Les collections privées ou quand la parfumerie de niche renaît de ses cendres. Dar Al Musc lève le voile sur ce business aussi captivant que juteux.

Le parfum : du produit de luxe au bien de surconsommation

 

Le parfum est un accessoire indispensable aussi bien pour les hommes que pour les femmes. Si autrefois il était signe de richesse, qu’il était presque destiné à une élite, son usage s’est aujourd’hui vulgarisé, au point où certains changent de parfum comme de chemise. Cette popularisation du parfum est dû en grande partie à la surconsommation dans laquelle nous baignons, car si jadis il fallait plusieurs années pour créer un parfum, de nos jours, une seule année suffit à la naissance de deux ou trois fragrances. Un rythme effréné que suivent les parfumeries afin de répondre à une boulimie olfactive chez le client. Une hyper-consommation non sans conséquences ….

Collection privée : quand les grandes marques s’y mettent

 

Devant cette paupérisation du parfum, les grandes marques ont très vite flairé qu’il leur fallait se démarquer pour pouvoir survivre. Il n’était nullement question d’abandonner la parfumerie sélective, seulement de développer une nouvelle gamme de jus plus attrayante, plus travaillée, plus select. Une collection privée de parfums à l’instar des parfumeries indépendantes sonnait comme une évidence. Dior, Guerlain, Armani, Chanel, Yves Saint Laurent, Tom Ford, Dolce & Gabbana ; la crème des crèmes de la parfumerie s’y met et le résultat tant attendu est au rendez-vous … Des flacons de parfum vendus à plus de 100 € . Le pari est gagné.

Une stratégie marketing bien ficelée

 

Si les collections privées connaissent un succès de plus en plus grandissant, c’est en partie grâce à une stratégie marketing bien ficelée. Les parfums ne sont disponibles que dans un nombre de points de vente réduit, et surtout en quantité limitée.  Il est important de créer ce sentiment d’exclusivité chez le client. Même si les prix des flacons de la parfumerie sélective sont souvent contestés (prix trop élevés comparés aux coûts réels), ceux des collections privées sont quant à eux justifiés.  

Le parfum, ce nouveau Graal

 

Précieux, original, riche, exclusif, le parfum issu de la parfumerie de niche est présenté comme un nouveau Graal que les initiés des effluves s’arrachent. Ce marché signe la renaissance de la parfumerie ; laquelle s’essouffle et s’engouffre dans des fragrances standardisées.

Esthètes, badauds et blasés : un public conquis et confirmé

 

Il y a ceux qui aiment l’authentique, ceux qui aiment le changement, et les curieux. Depuis un peu plus d’une décennie, le public est habitué à sentir des parfums gourmands, peu importe la maison de parfum, les jus se ressemblent tous, à quelques exceptions près. Les nez sont saturés … Cette standardisation va pousser les esthètes, les badauds et même les blasés à s’intéresser de plus près au parfum, au VRAI PARFUM.  Les créateurs indépendants, ou pas, vont donc répondre à cette nouvelle demande. Il faut satisfaire la curiosité olfactive de ces nouveaux amateurs de parfum, étancher leur soif de renouveau, de singularité sur leur peau. Une envie que les parfumeurs veulent à tout prix assouvir.

Ne pas brûler les étapes

 

Si la demande est grandissante, il n’en demeure pas moins que les maisons de parfum prennent leur temps pour créer un parfum d’une collection privée. Pas question de brûler les étapes. Si les grands marques ont aujourd’hui toute leur collection privée, ce sont les maisons de parfum indépendantes qui tirent réellement leur épingle du jeu. Le public est vraiment en quête d’exclusivité. On fait alors appelle à des créateurs de parfum qui vont d’abord esquisser une histoire, des notes, un nom, un flacon, et enfin un packaging. Chaque chose en son temps ; d’une part parce que le client est à la recherche de matières premières de qualité, mais aussi et surtout parce que le parfum reste un outil de séduction, de sensualité, auquel une belle histoire qui fait rêver doit forcément y être attachée.

Les collections privées sont une invitation à l’exercice : inviter le client à ne pas être guidé par les affiches et les promos alléchantes, mais par son nez. Sentir et ressentir un parfum, être capable de décrire une pyramide olfactive, se délecter tout simplement d’un parfum comme il se doit. Avec notre collection privée inspirée directement des grandes maisons de  la parfumerie, Dar Al Musc vous initie aux effluves de qualité. Toute comme la haute couture a ses collections haut de gamme, la parfumerie s’essaie aussi à la haute parfumerie …

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L’histoire du parfum

Le parfum, bien que populaire aujourd’hui, laisse couler au fond de lui, des secrets bien gardés. Au point que l’amnésie nous gagne lorsqu’il est question de dater, la période à laquelle le parfum nous a offert ses premiers effets. Et si l’histoire du parfum nous était contée? Et si l’on se surprenait à décortiquer son parcours? Dar Al Musc vous promet de vous révéler ce qu’il sait de son sillage, de sa naissance à l’Antiquité à aujourd’hui, en passant par le Moyen-Age… Tendez l’oreille le nez, que l’on vous mette au parfum !

Il était une fois le parfum

L’histoire du parfum est secrète. Mais si on daigne l’apprivoiser, le parfum se révèle bavard. Mais d’où vient-il? Que signifie le mot “parfum”? Tant de mystère que nous perçons avec vous aujourd’hui.

Définition du mot parfum

Le mot parfum, tel que nous l’employons aujourd’hui, n’est apparu qu’à partir de 1528. A l’origine, le parfum vient de l’expression ” per fume”,  qui se veut dire ” par la fumée” . Un lien étroit sans doute avec les inhalations médicinales, thérapeutiques, religieuses ou basées sur des rituels religieux. En effet, les premières utilisations du parfum diffèrent de celles que l’on connait maintenant.  Un parfum désignait une odeur et non cette poésie de notes emprisonnée dans un flacon. Jadis, le parfum émanait d’encens, ou de toute autre végétal, que l’on brûlait à des fins bien précises… Il faudra attendre le XVIIième siècle pour que le parfum prenne le sens que l’on connait  aujourd’hui.

L’usage du parfum à l’Antiquité

Il se murmure que c’est ici que tout a commencé. Que le parfum est né à l’Antiquité. Il a d’abord une dimension sacrée. Les grecs et les égyptiens aiment brûler des essences aromatiques en guise d’offrande à leurs divinités. Résines, plantes, baumes, les plus beaux effluves sont sur l’autel. C’est ainsi qu’ils espéraient protection, guérison, recueil, et dons. Le parfum se dessinera petit à petit un dessein empreint de grâce et de joliesse, quand Cléopâtre le mettra en beauté. Elle donnera au parfum toute sa nature, dans des pommades corporelles et dans des bains embaumés.  Lotus bleu, marjolaine, iris, myrrhe, benjoin, ladanum, sont les principaux ingrédients des parfums et encens. Hormis le côté spirituel que revêt l’usage du parfum à cette époque, il y a notamment l’aspect de bien-être et de séduction qui poussent les égyptiens à se parfumer. On s’embaume et on embaume nos intérieurs pour mieux se sentir. Guérir, se prémunir et aussi séduire !

Le parfum au Moyen-Age

Le Moyen-Age est sans doute La période charnière pour le parfum.  Non seulement parce qu’on y fera la découverte de l’alcool éthylique, mais parce qu’il connaîtra un essor formidable. Un envol dû en grande partie par la profusion du commerce d’épices et de matières premières venues d’Orient, où Oman diffuse partout en Europe ses plus belles senteurs. Une certaine opulence que les plus riches affichent avec fierté en se pavanant avec leurs pommes de senteur autour du cou. Partout, ils s’imprègnent et imprègnent ce et ceux qui les entourent de musc, d’ambre gris, de civette, d’encens et de végétaux en tout genre. Le Moyen-Age est l’ère des pestes et des lèpres. Le parfum, à travers l’usage d’essences et de plantes, sera un moyen de s’en prémunir. Les alchimistes européens découvrent la distillation, après que celle-ci le fut par les arabes et les chinois. Une nouvelle ère parfumée commence…

La Renaissance porte bien son nom

Le parfum est de retour. La Renaissance;  période où la société souffre d’un manque cruel d’hygiène, et tente tant bien que mal, de masquer les odeurs indélicates à l’aide de parfum. Ambre, tubéreuse, musc, jasmin, les gens noient leur relents désagréables dans des parfums capiteux, enivrants.  Les explorateurs de cette époque tels que Vasco de Gamma ou encore Magellan, reviennent d’Inde ou d’Amérique les bras chargés de nouvelles matières premières. Cardamone, cacao, vanille, poivre, baume du Pérou, girofle, tabac, et poivre. Le parfum se revigore en Europe. Sans parler des reines qui se querellent, à celle qui aura le meilleur chimiste italien. Catherine de Médicis se fait le relais entre les parfumeurs étrangers et Paris. Voilà que débarquant principalement d’Italie et d’Espagne, ils investissent la capitale. Débute alors la mode des gants parfumés.  

L’époque classique aux siècles des Lumières

Un mariage cuir/parfum qui donner naissance, en 1656, à la corporation des gantiers parfumeurs de France qui devient le premier distributeur de parfums. Une place de monopole acquise au détriment des droguistes et apothicaires. On est alors sous le règne de Louis XIV, véritable amoureux de parfum.  “Le Roi le plus fleurant du monde” comme il fut surnommé, fait embaumer les fontaines des Jardins de Versailles. Fleur d’Orange, Oeillet blanc et Jasmin ont inondé la cour de Versailles. Le parfum est partout. D’ailleurs, devant cet engouement exacerbé pour le parfum, la ville de Grasse au climat avantageux, se tourne rapidement vers la culture de matières premières telles que la rose ou encore le Jasmin. Un univers fleuri qui l’amènera très vite à la création de parfums. Les siècles des lumières marqueront la transition du parfum capiteux, au parfum plus doux, plus délicat. La France, devient l’épicentre parfumé d’Europe. C’est à cette époque que l’eau de Cologne naît. 

Du XIXième siècle à nos jours : la parfumerie moderne

C’est à partir du 19 ème siècle que les choses s’accélèrent avec les prémices de la chimie organique. Place à l’industrialisation de masse et aux molécules de synthèse. Aldéhydes, vanilline, coumarine, les laboratoires révolutionnent l’industrie du parfum. Des effluves surprenantes, rares, viennent étoffer la palette des parfumeurs. Guerlain,  Piver et Houbigant entre autres, vont profiter de la production de masse, et donc à bas prix, des flacons en verre, pour s’émanciper. Le parfum est un objet de luxe, quasi inaccessible. Il passera par plusieurs phases, les grandes maisons de parfum se révèlent. Ce ne sera qu’à partir de 1950, que le parfum se démocratisera. Et si elles étaient autrefois exclusivement réservées au public  féminin, des eaux de toilette pour hommes arrivent sur le marché. On assistera à une évolution du parfum. Tantôt il sera capiteux, tantôt fleuri, pour devenir plus frais et plus gourmands aujourd’hui. En plus d’être accessible, le parfum est devenu l’affaire de tous. Plus besoin d’être créateur de parfum pour lancer sa fragrance. En témoignent les célébrités qui se lance dans le domaine de la parfumerie. Mais ça, c’est une autre histoire ^^.

L’histoire du parfum n’en est pas à son apogée. Il a encore tant d’effluves à partager. Les flacons de muscs de chez Dar Al Musc ont tant de choses à vous raconter, pourvu qu’il y ait une oreille attentive un nez attentif, pour les écouter  les humer. ^^

Grasse

Grasse la capitale du parfum.

Grasse
Comment ne pas évoquer cette ville des Alpes-Maritimes où sont cultivées fleurs parfumées et plantes aromatiques ?
Qui osera dire qu’il n’a jamais entendu ouir de Grasse la convoitée ?
Dar Al Muc vous entraine dans une épopée enchanteresse, là où prennent vie les fragrances au beau milieu des amoureux de parfums en détresse.

Grasse: de la tannerie à la parfumerie

L’odeur parfumée du bouleau est utilisée depuis le Moyen-Age.
C’est une des plus vieilles matières premières de la parfumerie française.
Ce n’est pas un hasard si son odeur nous fait penser au cuir. En effet, Grasse n’était au départ qu’une ville de tanneurs, son activité première était centrée sur le travail du cuir.
La parfumerie est venue après, lorsque l’on cherchait à faire disparaître l’odeur aussi forte que tenace du cuir.
L’on imbibait alors les gants des travailleuses du cuir, de parfum que les pharmaciens fabriquaient.
C’est ainsi que Grasse, la ville du Parfum, est née.

Grasse: capitale mondiale du parfum

Grasse voit perpétrer l’art du parfum dans son giron.
Et même si l’on sait que celui-ci puise ses racines en Egypte Antique, l’art du parfum fait désormais partie de l’apanage français.
Capitale de la parfumerie par excellence, véritable rendez-vous des plus grandes maisons de Parfum, Grasse de par ses jardins aux odeurs exquises, est l’eldorado pour les nez fins où leur répertoire olfactif s’aiguise.
Quiconque veut créer un parfum aux effluves teintées de Jasmin ou de Rose, sait qu’un voyage à Grasse s’impose !

Une richesse florale sans pareil

Les illustres champs de fleurs de Grasse ne sont plus si nombreux.
Qu’à cela ne tienne !
Ils demeurent pour les nez, ce patrimoine unique parsemé de fleurs, dont on ne trouve nulle part ailleurs d’égal.
On pense à la Tubéreuse, à la Rose de mai, au Jasmin ou la fleur d’Oranger, que les grandes maisons de parfum viennent s’arracher, une fois qu’elles ont été cueillies avec amour, passion et dextérité.
Chaque fleur est jalousement déposée dans le panier de la cueilleuse, comme pour lui signifier que sa vie se verra prolonger, à travers son odeur qu’elle laissera tantôt dans l’usine, tantôt dans le flacon.
Elle envoûtera hommes et femmes, des cous aux poignets, de par son parfum inégalé.

Grasse et ses fleurs sont bien plus qu’un patrimoine culturel, elles sont une véritable ôde à l’authentique.
C’est pour cela qu’elle est, pour Dar Al Musc, une inspiration qui reflète notre identité olfactive.
De Grasse à votre musc, il n’y a qu’une goutte.