Matières première végétales

Les matières premières en parfumerie

On entend par matières premières, les ingrédients employés par le parfumeur pour créer un parfum. Il existe en parfumerie plus de 4000 matières premières lesquelles sont classées en plusieurs catégories. Matières animales, matières végétales ou matières de synthèse, elles apportent toutes au parfum leur touche personnelle. Dar Al Musc vous présente les grandes lignes de ces matières aux combinaisons, aux mélanges, aussi improbables qu’infinis.

Les différentes matières premières en parfumerie

 Synthétiques ou naturelles, les matières premières sont une richesse olfactive exceptionnelle pour le parfumeur.

Les matières premières animales

Il existe en tout six essences animales qui sont utilisées dans la fabrication de parfums. Aujourd’hui, employées sous leur forme synthétique, que ce soit pour des questions d’éthique ou de réglementation, les matières premières animales sont indispensables pour le parfumeur. Il émane d’elles une sensualité telle que la plupart des parfums du moment en contiennent. Mais ces matières sont surtout appréciées pour leurs propriétés fixatives. En effet, la civette, le musc, le castoréum, l’hyraceum, l’ambre gris ou encore la cire d’abeille sont d’excellents fixateurs de parfum.

En revue

  • La civette : cette matière première désigne la sécrétion d’un chat musqué sauvage que l’on trouve en Ethiopie. Désormais interdite, on retrouve la civette seulement sous forme synthétique. Si à l’état pur son odeur est fécale, forte, voire violente, une fois diluée la civette apporte rondeur, sensualité et chaleur au parfum. Le tout sur un fond animal. Elle est un excellent fixateur et de grandes marques aiment l’employer dans leur jus. On pense notamment à la maison Chanel avec son N°5 et son fameux Coco Mademoiselle. Des parfums addictifs qui durent plusieurs jours, même des semaines, sur les vêtements.
  • Le musc : il s’agit d’une sécrétion produite par le chevrotin porte-musc originaire d’Asie ; plus précisément du Tibet.
  • L’ambre gris : cette matière très prisée en parfumerie est causée par une irritation intestinale développée chez  les cachalots. L”ambre gris est ni plus ni plus une excrétion due à une mauvaise digestion de becs de calamars par ces grands mammifères marins.
  • L‘hyraceum :  il s’agit d’une petite pierre produite par le Daman du Cap, un petit mammifère d’Afrique du Sud à l’apparence de petit rongeur. L’hyraceum est une masse collante formée d’urine et excréments, que l’animal produit.  Cette excrétion de l’animal  va se pétrifier  après des siècles et des siècles de vieillissement, et prendra l’allure d’une petite pierre de couleur brune.
  • La cire d’abeille : même s’il n’existe pas d’huile essentielle de miel, les parfumeurs aiment inviter des notes mieillées dans leurs parfums. En effet,  ils emploient  l’absolue de cire d’abeille à l’odeur miellée, verte, boisée, cireuse. Accords chyprés, floraux ou orientaux, le miel est une note qui marque le parfum de son aspect cuiré, miellé, anisé, animal, chaud et fruité.
  • Le castoréum : c’est une sécrétion huileuse et odorante issue des glandes situées entre les parties génitales et l’anus du castor d’Amérique du Nord et d’Eurasie. Substance grasse et recherchée, le castoréum a une odeur forte, singulière, très animale, agressive, qui s’adoucit une fois diluée. Chaude et douce, son odeur rappellera alors l’huile animale, le cuir, et même la fourrure. Il est employé dans les accords orientaux et/ou ambrés. Autrefois, pour l’extraire il fallait tuer l’animal. Avec les progrès de la chimie moderne, le castoréum utilisé aujourd’hui en parfumerie  est un castoréum synthétique.  La finesse n’est pas la même, mais l’effet recherché y est. Et le castor est surtout protégé.

Les matières premières végétales

Les matières végétales se divisent en 3 grandes catégories : les fleurs, les fruits, et les herbes, les plantes et les bois.

Les bois, les plantes et les herbes

Les herbes et les plantes sont utilisées de façon optimale, parfois même dans leur intégralité, comme c’est le cas pour le romarin. On utilisera les graines du gingembre et du vétiver, les feuilles de la verveine et du patchouli ou encore les graines de la fève tonka, de la cardamome ou encore la coriandre. Certains végétaux sont employés exclusivement dans les fragrances masculines auxquelles elles apportent fraîcheur, tonicité et sensation de propreté, de netteté, tels que le basilic, la menthe et la marjolaine

Dans les matières premières végétales, on compte les arbres dont on prélève l’écorce. Mais aussi la résine, le bois, et même les mousses se développant sur l’écorce (on pense à la mousse de chêne). L’encens, la myrrhe et le labdanum entrent dans la catégorie des arbres. La cannelle, le bouleau et le santal ; dans celle des bois. On peut aussi noter d’autres bois utilisés en parfumerie comme le patchouli, l’essence de pin, le santal, le cèdre de Virginie ou encore  le bois de Gaïac.

Les fleurs

Les notes florales sont la coqueluche des parfums féminins si bien qu’il est presque impensable d’imaginer un jus à destination des femmes sans celles-ci. Il existe plusieurs fleurs odorantes lesquelles apportent chacune leur caractère qui leur est propre au parfum. On a le Ylang-Ylang qui nous vient de l’Océan Indien et évoque la sensualité charnelle. Le muguet lui incarne la candeur, l’innocence. Et on a au milieu de tout ce champ de fleurs, la tubéreuse, la rose, le jasmin et l’iris, qui forment le bouquet de fleurs noble par excellence. Sans oublier les autres fleurs que sont le mimosa, la lavande, les narcisses, la violette ou encore la fleur d’oranger.

Les fruits

Les notes fruitées sont très estimées aussi bien par les parfumeurs que par le public. Ces matières premières sont issues principalement de la famille olfactive des hespéridées, constituées d’agrumes. Modernité et originalité, fraîcheur, tonicité, les notes fruitées apportent aux jus des touches bien personnelles. En dehors de ces notes hespéridées, la pomme, la vanille, la pêche et le melon sont également très utilisés.

La palette du parfumeur est un peu à l’image de celle du peintre ; diverse et variée. Chez Dar Al Musc, il y en a pour tous les goûts, pour tous les nez ^^.

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Matières premières et techniques

MATIÈRES PREMIÈRES ET TECHNIQUES

Les matières premières sont les ingrédients utilisés pour la formulation du parfum. Naturelles ou synthétiques, elles forment la palette du parfumeur et sont combinées entre elles pour composer une création originale. Le parfumeur dispose en moyenne de 4 500 matières premières et les possibilités de combinaisons sont infinies…

LES MATIÈRES PREMIÈRES VÉGÉTALES
LES FLEURS
Le caractère naturel des notes florales rend leur utilisation presque incontournable en parfumerie féminine. Les différentes fleurs odorantes constituant cette famille contribuent à donner un effet spécifique aux parfums sur une large gamme allant de l’innocence (incarnée par le muguet) à la sensualité charnelle (incarnée par l’ylang-ylang, fleur originaire de l’océan indien). La rose et le jasmin, la tubéreuse et l’iris sont généralement considérés comme les fleurs les plus nobles. Les autres fleurs les plus utilisées sont la violette, la fleur d’oranger, le mimosa, les narcisses et la lavande.

LES FRUITS
Très appréciées, les notes fruitées donnent une touche de modernité et une originalité aux parfums. L’essentiel des fruits utilisés en parfumerie sont des agrumes et constituent une famille olfactive appelée hespéridés, très présente dans les eaux de Cologne. On y trouve les diverses variétés de citrons et d’oranges, notamment la limette et la bergamote. Les autres fruits sont le plus souvent des produits de synthèse, les plus fréquemment utilisés étant la vanille, le melon, la pêche et la pomme.
LES BOIS, LES PLANTES ET LES HERBES
Les matières végétales intègrent également les arbres, dont on prélève l’écorce ou le bois (cannelle, santal, bouleau), ou encore la résine (encens, myrrhe, labdanum), voire les mousses qui se développent sur l’écorce (mousse du chêne). Le cèdre de Virginie, le bois de Gaïac, l’essence de pin, le patchouli, le santal et le vétiver font partie des bois souvent utilisés en parfumerie.
Les plantes et les herbes peuvent être utilisées dans leur intégralité (romarin), en prélevant leurs feuilles (patchouli, verveine), leurs racines (vétiver, gingembre) ou leurs graines (cardamome, coriandre, fève tonka). Le basilic, la menthe et la marjolaine sont plus spécifiquement utilisées en parfumerie masculine pour leur caractère frais, propre et tonique.
LES MATIÈRES PREMIÈRES ANIMALES
Six essences animales sont utilisées dans la confection de parfums, le plus souvent aujourd’hui sous leur forme synthétique, pour des raisons d’éthique et de réglementation. Le caractère sensuel des notes animales les rend essentielles dans l’élaboration des parfums actuels et elles sont également appréciées pour leurs propriétés de fixatifs: le musc, sécrétion produite par un cervidé mâle appelé chevrotin porte-musc et originaire du Tibet ; le castoréum, issu des glandes du castor du Canada ; la civette, sécrétion du chat musqué sauvage originaire d’Ethiopie ; l’ambre gris, issu du cachalot, la cire d’abeille et l’hyraceum, produite par le Daman du Cap, un petit mammifère d’Afrique du Sud.
LES MATIÈRES PREMIÈRES SYNTHÉTIQUES
L’essor de la chimie au milieu et à la fin du XIXe siècle a profondément modifié la parfumerie et ses techniques de fabrication. La synthèse a notamment permis aux parfumeurs d’accéder à de nombreuses matières premières qui n’existent pas à l’état naturel. Ainsi, depuis la fin du XIXe siècle, la chimie joue un rôle de plus en plus important en parfumerie. Les matières synthétiques ont également permis de réduire le coût des parfums en copiant les matières premières d’originales animale ou végétales à un coût moins élevée, tout en préservant la faune et la flore. De nos jours, ces molécules synthétiques représentent la grande majorité des substances utilisées en parfumerie, même si l’on observe un retour aux matières premières naturelles dans la composition des parfums ces dernières années.
TECHNIQUES TRADITIONNELLES DE FABRICATION
On appelle extraction le processus qui permet de transformer en essence une matière première. Les exemples ci-dessous reprennent les formes traditionnelles d’extraction :

L’expression : pratiquée uniquement avec les agrumes, elle permet par simple pression d’extraire l’essence contenue dans l’écorce des fruits qui est suffisamment riche pour pouvoir en exprimer simplement les essences naturelles. Séparée du fruit, l’écorce est percée de petits trous et pressée mécaniquement. L’extrait obtenu est décanté puis filtré sur du papier mouillé, pour séparer les parties aqueuses des huiles essentielles.

La distillation à la vapeur d’eau : La distillation consiste à séparer par évaporation les solides et les différents constituants volatils d’un mélange. La matière première récoltée est disposée dans un alambic, avec de l’eau portée à ébullition. La vapeur d’eau transporte l’essence ainsi extraite dans un condensateur, puis dans un séparateur. Par décantation, l’eau se sépare des éléments odorants, qui sont alors récoltés.

L’enfleurage à chaud : utilisée avec des pétales de fleurs relativement résistants (rose, narcisse), cette technique consiste à les plonger dans un bain de graisse animale que l’on fait chauffer à plusieurs reprises. Lorsque les fleurs ont donné toute leur essence, elles sont jetées et remplacées par d’autres, jusqu’à obtention d’une graisse suffisamment saturée. Cet enfleurage terminé, la graisse chargée d’odeur est raclée, puis lavée à l’alcool pour obtenir des infusions. L’enfleurage à froid, technique aujourd’hui abandonnée, elle était utilisé pour des fleurs fragiles (jasmin, tubéreuse), les pétales délicats étant disposés sur de la graisse froide.

L’extraction par solvants: cette technique est réalisée à l’aide de solvants volatils (éther de pétrole, hexane) suivi en général par une extraction à l’éthanol. Mis en contact avec des végétaux, un solvant se gorge de corps odorants pour être ensuite éliminé par évaporation.

LES TECHNIQUES MODERNES DE FABRICATION
Avec les progrès technologiques, de nouvelles techniques sont apparues pour la fabrication du parfum. Les nouveaux procédés chimiques répondent aux besoins toujours plus importants du marché et à une volonté de constance dans la composition et la qualité des produits de parfumerie

L’extraction au gaz carbonique : ce procédé utilise comme solvant un dérivé du dioxyde de carbone dont la facilité d’élimination permet une production à moindre coût.

Le fractionnement : cette méthode consiste à isoler les différents constituants des essences. Les isolats ainsi obtenus servent de base à la production de matières odorantes dont le parfum peut différer de celui de la plante originale. L’eugénol, extrait du clou de girofle, peut ainsi développe une odeur d’œillet.

La chromatographie : en phase gazeuse, elle permet de recenser les molécules entrant dans la composition d’une odeur ainsi que leur dosage, afin de dupliquer ensuite cet assemblage.

Le headspace : cette technique permet de capter au mieux, par le biais d’un gaz neutre, les molécules odorantes des fleurs les plus réfractaires aux procédés d’extraction précédents, comme le lilas ou le muguet. Après une analyse chromatographique, le travail du parfumeur consiste alors à les reproduire.

Bois de santal

Le bois de santal.

Qu’est ce que le bois de Santal ?

Santal du latin Santalum Album

Origine
Le bois de Santal vient d’un arbre parasite, à feuilles persistantes qui pousse en Inde et en Indonésie, mais la région du Mysore produit la meilleure et la plus chère des qualités.

Méthode d’Extraction
Autrefois, les arbres étaient d’abord abattus ou déracinés, les branches et les racines coupées. Les troncs, laissés à même le sol pendant des mois, permettaient aux termites de manger l’aubier, exposant ainsi le bois odoriférant, seuls partie de l’arbre commercialisée. Aujourd’hui, vu la rareté du produit, on ne nourrit plus les termites! L’huile essentielle est obtenue par distillation des racines et du coeur du bois de santal réduits en poudre et séchés.

Utilisation
Utilisé surtout dans les parfums chauds et orientaux.
Notes : Boisé, oriental, poudré, lacté, très tenace.

Histoire
Matière première des plus anciennes et des plus connues.
Malgré ses 4 000 ans d’histoire, l’essence n’est apparue dans la parfumerie moderne qu’au siècle dernier.

Source :  http://www.osmoz.fr/encyclopedie/matieres-premieres/bois/96/santal-santalum-album