Pyramide olfactive

La pyramide olfactive.

Dar Al Musc vous tient encore et toujours au parfum, sur les rouages, les secrets les plus intimes de la parfumerie.
Après vous avoir initié au vocable utilisé pour décrire une fragrance, aujourd’hui nous vous décortiquons le parfum.
Des notes de tête aux notes de fond, avec Dar Al Musc découvrez la pyramide olfactive d’un parfum et tentez d’en faire de même avec vos flacons.

Qu’est-ce qu’une pyramide olfactive ?

On entend par pyramide olfactive la structure classique d’un parfum.
Et même si le terme revêt un caractère mystique, la pyramide olfactive désigne en parfumerie, un outil nous permettant de nous exprimer sur le parfum, de le décrire, le déshabiller, l’effeuiller.
Cette pyramide olfactive, se compose de trois parties que l’on retrouve dans chaque parfum.
Notes de tête, notes de cœur, notes de fond, laissez-vous porter par les notes crescendo.

Composition de la pyramide olfactive

Le parfum est composé de trois notes perceptibles progressivement au fur et à mesure de leur évaporation.
Les notes de tête sont plus légères et se volatilisent vite, celles de cœur sont moins volatiles et tiennent quelques minutes à deux heures, et les notes de fond persistent plusieurs jours voire des semaines sur les vêtements.
Toutes sont créées à partir de matières premières dont les molécules sont plus ou moins denses.
On emploie généralement entre 9 à 10 ingrédients pour la création d’un parfum.
Ingrédients qui se répartissent de manière égale entre les différentes notes: notes de tête, notes de cœur et notes de fond.
Il arrive tout de même parfois qu’un seul ingrédient compose chaque note.

Caractéristiques des notes

Volatiles, les notes de tête sont souvent des agrumes, des épices fraîches également, qui vont de suite mettre en exergue leurs atours, puis disparaître rapidement.
Les notes de cœur sont souvent des fleurs, à l’image du jasmin ou de la rose, ou des fruits telles que la pêche, le cassis, les fruits rouges ou encore la framboise.
Quant aux parfums pour hommes, ce seront les notes aromatiques comme le basilic et la lavande qui composeront les notes de cœur.
Si l’on nomme les notes de fond ainsi, c’est parce qu’elles marquent ce qui va rester là, sur la peau, avant que le parfum ne s’efface, pour s’éteindre totalement.
Ces notes sont la plupart du temps des bois, où le patchouli et le santal sont rois.
La vanille tout comme les notes poudrées sont également de la partie. On n’oubliera pas de citer les muscs blancs qui, en tant que fixateurs de parfum, sont excellents

Un schéma olfactif aux différentes variantes

Bien que le schéma d’une pyramide olfactive soit répétitif, d’une maison de parfum à une autre, les pyramides olfactives connaîtront des variations.
Tantôt ce seront les notes de tête qui domineront sur les notes de cœur et de fond, à l’instar des Cologne qui n’ont quasiment pas de tenue.
Tantôt, l’on trouvera des parfums, qui presque absents sur le buvard, effacés, dévoileront tous leurs charmes, se feront sentir sur la peau, et c’est le cas des parfums un brin musqués, ronds, à l’effet «doudou».

Un outil non exclusif

Bien que pratique, la pyramide olfactive n’est pas le seul moyen utilisé pour étayer un parfum, le décrire, l’éplucher.
Pour beaucoup de parfumeurs, elle est une vision théorique, une vue d’esprit.
En témoignent les cas où des parfumeurs habillent leur jus de santal ou de parfum à outrance.
On aura un parfum dont les notes se feront ressentir instantanément après vaporisation, et ce bien que ce soient des notes de fond.

Le parfum, suivant la peau qu’il pénètre, aura un sillage, une évolution différente, comme pour nous rappeler que nous sommes tous des êtres à part entière.
Notes de cœur, notes de tête, notes de fond, boisées, sucrées ou musquées, qu’importe la pyramide olfactive, pourvu que le plaisir soit au sommet.

Le nez

Le nez

Si le marché du parfum se porte bien, que chaque année nous avons le droit à de nouveaux flacons, le monde du parfum demeure néanmoins un monde assez confidentiel.
La création d’un parfum est un art qui exige d’importantes études, et bien que les vocations autour du parfum foisonnent, seule une poignée d’élèves deviendront nez.
Aussi énigmatique que convoité, partons à la découverte de l’épicentre de la parfumerie, de celui qui écrit l’histoire du parfum avant d’en extraire le jus.

Qu’est ce qu’un nez ?

Les créateurs de parfum sont appelés les nez, ils ne sont que 300 dans le monde.
Des surdoués qui à force de humer des fragrances depuis de longues années sont capables de distinguer leurs infimes nuances ou de leur donner un nom, une caractéristique, un attribut.
La France, pays du parfum par excellence, en compte un peu moins d’une centaine.
Les qualités requises d’un parfumeur sont la créativité, l’imagination, et bien évidemment, la connaissance et la maîtrise des matières premières et des mécanismes de formulation.

Le parfumeur: un passio-nez ?

Faut-il vraiment se contenter d’être un passionné d’effluves, de poésie, de nature, de sillages aussi divers que variés pour devenir nez ?
Si jadis le métier de parfumeur était un savoir que l’on héritait de génération en génération, aujourd’hui, on sait qu’être nez, ça s’apprend.
Ce n’est pas un métier destiné à une élite, ou qui relève uniquement d’une passion.
L’engouement doit bien sûr être présent, palpable, mais nous avons chacun, en nous, la capacité de créer un parfum pourvu que nous stimulions notre nez.
Tous égaux en matière de capacités olfactives, là où défaut il y a, c’est que nous ne savons pas comment mettre en exergue celles-ci, nous ne les travaillons pas. Et aussi étrange que cela puisse paraître, sentir , ça s’apprend!

Une formation solide

La formation de parfumeur-créateur est théoriquement ouverte à tous les bacheliers, post-bacheliers.
Cependant, sont privilégiés les détenteurs d’un baccalauréat à filière scientifique pour la simple et bonne raison que la formation débute de manière intensive.
En effet, les matières que l’on enseigne en début de cursus sont la chimie, les matières premières, les statistiques, les mathématiques…
Autant dire que sortir d’un baccalauréat scientifique facilite l’adaptation.
La scolarité s’étale sur cinq années, un bac+ 5 en vue d’acquérir un Master de niveau européen.
Les futurs nez apprennent à décrire les odeurs verbalement avec un vocabulaire qui leur est propre et qui correspond à des sensations et des images personnelles.
Hormis l’olfaction, les élèves voient également les différentes composantes d’un parfum, les formules de celui-ci, les matières premières et la manière de les extraire.
Mais si les vocations autour du parfum sont nombreuses, seule une poignée d’élèves deviendra nez.

Un registre olfactif hors du commun

Le répertoire d’un créateur de parfum est prodigieux.
La mémoire d’un nez est imprégnée de centaines d’odeurs diverses émanant de produits synthétiques ou issus de matières premières naturelles.
Il est d’ailleurs important pour le parfumeur d’imaginer, de bâtir une bibliothèque olfactive qui lui est propre. Il est ainsi invité à sentir tout ce qui lui passe sous le nez, escapades en forêt, en parfumerie, en mer, dans les jardins et taillis…
Même sur les étals généreuses des marchés, où se mêlent allègrement fruits et légumes de saison, son nez y est convié.
C’est la meilleure façon pour lui d’accentuer sa sensibilité olfactive, car plus on sent et plus on a envie de sentir, et plus on sent mieux.
Humer est une véritable histoire de passion, de curiosité, et de concentration surtout.
Se focaliser sur l’effluve, y mettre tout son être, essayer de s’en souvenir avec ses propres émotions, ses propres mots, et ses propres souvenirs personnels, pas forcément olfactifs, aide à une mémorisation plus aisée.
Le parfumeur garde, rangées soigneusement dans de petits tiroirs, les effluves dans sa mémoire.

Orchestration des notes

Le créateur, dans son parfum, laisse exprimer une partie de sa personnalité, il laisse une empreinte de cette identité qui lui est propre, il est le reflet authentique de son inspiration.
Inspiration qui est la base même du processus de fabrication.
Un imaginaire retranscrit dans le parfum, après plusieurs étapes primordiales, parmi lesquelles l’écriture d’une histoire et la créativité qui en découle.
Ces qualités essentielles pour un nez vont lui permettre d’user de son répertoire, de retranscrire cette mélodie olfactive qu’il entend dans un premier temps, et qu’il couchera sur le parfum ensuite.
Les notes prendront peu à peu place dans le flacon, à mesure que les matières premières prendront vie.
En véritable chef d’orchestre, il va harmonieusement marier les notes entre elles, afin de donner le jus que l’on attend de lui. Et parfois, cela part de rien ou presque.

Partir de rien ou presque

L’idée d’un parfum peut partir de tout et de n’importe quoi.
D’un plat épicé, ou d’un souvenir d’enfance, ou encore d’une balade en nature, le parfumeur va ressentir le besoin d’exploiter telle ou telle senteur.
Sollicité par les grandes maisons de couture, le créateur de parfum peut être amené à créer un jus simplement en partant d’une phrase, d’un mot, parfois même d’un vêtement.
Le nez doit être capable de retranscrire dans un parfum ce que l’on attend de lui, en tentant de saisir l’image de la marque, sa personnalité ainsi que celle des parfums.
Un travail de maître qu’il manie avec délicatesse et dévotion.
C’est là toute la finesse du parfumeur, avoir la capacité de créer une fragrance, un jus, telle une fresque que chacun tentera d’imaginer le message véhiculé.
Le créateur peint cette idée que la maison veut faire passer, et le nez tout comme l’œil, aussi différent d’un individu à un autre, essaiera de percer l’énigme dissimulée.

Parfumeur mais pas seulement

Autrefois, on avait d’un côté le parfumeur créateur et de l’autre les métiers qui concourent au développement, à la distribution, à la commercialisation des parfums dans le monde.
Désormais, les écoles de parfum ne se contentent plus de former des parfumeurs créateurs.
En plus d’apprendre à créer une fragrance, on les forme aux métiers du marketing, de la distribution, du management.
On crée des parfums, mais on apprend également à les vendre.
Cette dualité de compétence va permettre aux jeunes fraîchement diplômés d’intégrer des maisons de création où ils travailleront sur le processus même de création de parfums, les matières premières, le sourcing, tout en acquérant des compétences dans tout ce qui touche de près ou de loin au marketing.

Le parfumeur a, depuis quelques années, ajouté d’autres cordes à son arc.
Créateur de fragrances, commercial, en plus d’être un fin nez, il est en passe de devenir monarque.
Si les effluves vous enchantent, à défaut de pouvoir devenir nez, initiez votre âme aux senteurs aussi envoutantes qu’improbables, et votre mémoire olfactive, étoffez !
Dar Al Musc est là pour vous initier….

La parfumerie de niche

La parfumerie de niche

Alors que jusque là, le marché de niche de la parfumerie était un cercle fermé, très sélect, qui n’était accessible qu’aux parfumeurs indépendants, il semblerait que depuis quelques années les grandes marques aient rejoint l’arène.
L’arrivée de ces parfumeries habituées au conformisme dans la cour des grands, est-elle synonyme de l’éclatement de l’alcôve restreinte et privilégiée ?
Le marché de niche tend-il à disparaître ?
Bien que leurs desseins se ressemblent, voyons comme les finalités divergent.

Le marché de niche

La fin des années 70, le début des années 80, marque le début du marché de la parfumerie de niche. À l’origine de cette émancipation de la parfumerie, la toute puissance du marketing dans le monde du parfum.
Face à cette véritable explosion du marketing, les parfumeurs indépendants vont chercher à se démarquer de la parfumerie dite “de masse”.
Alors que les maisons de mode mettent en avant leurs créateurs, les maisons de parfum oublient les leurs et mettent en exergue uniquement le produit.
C’est de là qu’est apparue la parfumerie de niche pour affirmer le fait que les créateurs de parfum étaient là avant tout pour raconter des histoires, que le créateur devait être valorisé pour ses œuvres.
La parfumerie de créateurs devient alors une véritable alternative à la parfumerie sélective.

Qui sont les acteurs du marché de niche?

Différents, étonnants, innovants, attrayants, ainsi sont les parfums de niche .
Ce secteur qui existe depuis longtemps, fait de plus en plus parler de lui.
C’est cette communication de plus en plus grandissante qui a accru l’intérêt des curieux pour ces maisons de parfumerie.
Ne parlez plus de marché de niche, les créateurs de parfum préfère la qualification de “confidentielle” à la très peu flatteuse de “niche”.

Et même si au départ ce marché de parfumerie confidentielle concernait uniquement les créateurs indépendants, les grandes marques de parfum ont rejoint la lice.
Dior, Guerlain, Chanel, Armani, pour ne citer qu’eux, ont senti le flair juteux des parfums confidentiels, créant ainsi leur propre gamme de parfums.

A qui s’adresse le marché de niche?

Au départ,on qualifiait la parfumerie de niche d’audace créative, et c’est sur ce credo que s’est créée la parfumerie confidentielle.
On peut la résumer en un réseau plus sélectif, un public restreint mais savamment ciblé, des points de vente en minorité, exit les parfumeries de masse de la parfumerie sélective.
Ces critères ne concernent pas uniquement les parfumeurs indépendants puisque même les grandes marques proposant des collections privées, ne les exposent pas là où l’on retrouve habituellement la parfumerie sélective.
On pense ici aux grands distributeurs tels que Sephora, ou encore Marionnaud.

Même les grandes maisons comme Chanel, Dior ou encore Guerlain, n’étalent pas leurs collections de parfums sélectives ça et là.
Elles portent bien leur nom et ne sont disponibles que dans des boutiques “sélectionnées”, rarement en Province et plutôt dans les grandes métropoles de l’Hexagone.

Tout comme les points de vente sont restreints pour les parfumeurs indépendants et les grandes marques de parfum, le nombre de flacons l’est également.
Pas question que ce petit trésor qu’est le parfum, préparé avec amour et passion par le créateur, se retrouve dans les mains de tous.
La production est limitée, faisant naître ainsi un sentiment d’attention particulière, d’exclusivité, de reconnaissance chez l’amateur de grands parfums.
Il aura dans ses mains un parfum qui lui ressemble, quitte à casser sa tirelire.
Faire plaisir à son âme n’a décidément pas de prix.

Une créativité à souhait

Les maisons de parfum de niche travaillent avec le plus souvent des créateurs que l’on appelle “nez”.
Elles leurs font entièrement confiance, leurs soumettent leurs désirs, leurs attentes, les notes olfactives qu’elles désirent retrouver, l’histoire qu’elles aimeraient qu’ils leurs dépeignent à travers ce parfum.
Et le point le plus culminant, est la liberté totale qui est donnée aux créateurs pour l’élaboration de ce parfum.
Cette confiance, ce champ libre va galvaniser les créateurs qui vont naturellement puiser en leurs êtres le meilleur de eux-mêmes.

A la recherche d’exotisme et d’originalité

Les grandes marques se perdant dans des discours financiers, des promesses à l’eau de rose, ce conformisme exacerbé à pousser les parfumeurs indépendants en quête de sincérité à se lancer.
Et par la même occasion, a fait naître l’envie chez les amateurs de parfum de trouver un parfum qui leur correspond vraiment et qui ne répond pas uniquement à des codes marketing que l’on impose à tout un chacun.
Cette recherche d’originalité va imprégner les fragrances des parfumeurs, à laquelle ils accompagneront leur imagination, leur histoire personnelle, parfois même leur intimité.

Les parfumeurs indépendants se délient du joug des maisons de grandes marques.
Le marketing de masse laisse place au marketing poétique qui évite d’engloutir des milliers d’euros dans des campagnes publicitaires.
L’idée est d’abord et avant tout de proposer des idées nouvelles en partant d’une histoire, en demandant à un artiste de l’écrire.
Le parfum est davantage qu’une odeur c’est une œuvre d’art composite.
Ainsi, pour les parfumeurs les deux éléments fondamentaux sont l’histoire et la note olfactive . L’histoire se raconte avec le nom et avec la forme.
La note olfactive c’est la création qu’il faut bien inscrire dans un univers.
Lorsque l’on fait un parfum on tente de projeter une idée globale.
Ce qui signifie qu’il y a des images, des formes, des histoires et tout ça doit faire un ensemble intéressant.
Il s’agit de raconter une histoire .
Donc la forme rend le parfum visible, elle le rend tactile, elle lui donne son existence.

Quand l’Orient embaume l’Occident

Cette créativité, cette recherche d’exotisme, d’originalité, cette audace va amener les créateurs de parfum à s’essayer à des senteurs jusque là inconnues.
Très peu de parfumeurs avaient osé faire le pas, préférant les notes sucrées.
Aujourd’hui plus que jamais la tendance est aux notes boisées, cuirées, ambrées.
L’Orient a conquis l’Occident par ses effluves, et quel parfum suave il est. Ambre, oud, patchouli, rose de Damas, Jasmin, 1001 notes olfactives qui étalent leurs charmes dans les flacons des plus initiés, des conquis, des confirmés.
On pensait que cet enchantement pour le oud, pour ces senteurs orientales, aurait été passager, presqu’éphémère, mais il est bien présent et ne semble pas vouloir s’évaporer.
D’ailleurs la plupart des marques de luxe ont lancé un parfum autour du oud. Note séduisante, capiteuse, véhiculant un imaginaire de mystère, de séduction, de puissance, d’opulence et un brin d’animalité bien que végétal.

On assiste d’ailleurs aujourd’hui au rachat de maisons de niche par de grands groupes de parfum.
Attrait de plus en plus grandissant motivé par le plaisir de détenir une maison aux caractères glorieux et honorifique.
Qui parviendra donc arrivera à dénicher la plus prestigieuse maison ? Telle est la question…
En attendant chez Dar Al Musc, point d’extravagance, le charme, et le raffinement est à la portée de tous.