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La baie rose en parfumerie

La baie rose est le fruit du Schinus molle, un arbre originaire d’Amérique du Sud. Connu également sous le nom de “faux poivrier”, il fait partie de la famille des Anacardiacées. Il doit son appellation à ses fruits secs, à l’apparence de petites baies roses rappelant celles du poivre que l’on connaît. Son huile essentielle est utilisée aussi bien en parfumerie qu’en médecine. Découvrez avec nous la baie de rose et ses atouts olfactifs.

 

Le Schinus molle en médecine traditionnelle

 

Faux poivrier, poivrier odorant, peu importe le nom qu’on lui donne, cet arbre était très aimé des Incas, lesquels lui prêtaient de grandes propriétés curatives. Chaque partie du Schinus était employée en médecine traditionnelle. Le suc de l’arbre était utilisé comme collyre pour soigner les maux de l’oeil.  Les baies étaient utilisées en décoction pour soulager les troubles urinaires et de la vessie. Quant à l’écorce, on utilisait son eau de cuisson pour soigner les douleurs aux jambes. Même les feuilles et la résine du Schinus molle étaient utilisées en médecine. Elles étaient réputées pour faciliter la cicatrisation des ulcères et  des plaies. Les rameaux eux, étaient utilisés par les Incas pour soigner leurs problèmes bucco-dentaires. Il n’est d’ailleurs pas rare de voir encore aujourd’hui les herboristes des Andes introduire le Schinus molle dans leur pharmacie.

L’huile essentielle de baies roses

 

L’huile essentielle de baies roses est obtenue par distillation des baies. Ces petits grains que l’on retrouve également dans nos assiettes pour agrémenter les plats, ont de nombreuses propriétés curatives. Antibactérienne, expectorante, tonifiante, chauffante, elle est très prisée des sportifs. Elle permet de soulager les courbatures, les tendinites et les douleurs musculaires et elle prépare les muscles à l’effort. Ses vertus expectorantes en font un excellent expectorant en cas de rhume car elle dégage efficacement les voies respiratoires. En diffusion, l’huile de baies roses est aussi préconisée en cas de baisse de régime, de stress et d’anxiété.

 

La baie rose en parfumerie

Son odeur rehausse les plats, son parfum frais et délicat  est exquis, si bien qu’il a conquis aussi bien les gastronomes que les parfumeurs. Cet arôme épicé intense qui se dégage des baies roses apporte au parfum toute sa force et sa puissance.

Caractéristiques olfactives de la baie rose

 

L’huile essentielle de baies roses est utilisée en parfumerie pour ses notes boisées, douces, fraîches, et épicées. Elle rappelle gracieusement le poivre en toute légèreté. Son parfum intense transporte dans un univers captivant dès la première note. On retrouve cette huile essentielle dans les parfums orientaux, floraux et boisés-épicés. Elle apporte à chaque fragrance une facette bien particulière. Elle peut se faire sensuelle et candide, pétillante et capiteuse, chaude et capiteuse. Son parfum épicé et subtil permet d’équilibrer les jus.  Elle se marie parfaitement avec le Santal, le Pin et le Cèdre, tout comme elle ravive à merveille les notes florales de Jasmin et de Vanille.

 

 

Parfumeries de niche et sélective ont mis à l’honneur les baies roses dans leurs créations.  Dar Al Musc n’a pas dérogé à la règle et les a également invitées dans  ses flacons, car il est difficile de se passer de ses notes épicées et boisées sans s’en éprendre .  Dark Amber et Terra Rossa sont des parfums pétillants et addictifs, où les baies roses délivrent toute leur chaleur et leur sensualité. Conquis par leurs atours ? Qu’attendez-vous donc pour les tester ?

 

Matières première végétales

Les matières premières en parfumerie

On entend par matières premières, les ingrédients employés par le parfumeur pour créer un parfum. Il existe en parfumerie plus de 4000 matières premières lesquelles sont classées en plusieurs catégories. Matières animales, matières végétales ou matières de synthèse, elles apportent toutes au parfum leur touche personnelle. Dar Al Musc vous présente les grandes lignes de ces matières aux combinaisons, aux mélanges, aussi improbables qu’infinis.

Les différentes matières premières en parfumerie

 Synthétiques ou naturelles, les matières premières sont une richesse olfactive exceptionnelle pour le parfumeur.

Les matières premières animales

Il existe en tout six essences animales qui sont utilisées dans la fabrication de parfums. Aujourd’hui, employées sous leur forme synthétique, que ce soit pour des questions d’éthique ou de réglementation, les matières premières animales sont indispensables pour le parfumeur. Il émane d’elles une sensualité telle que la plupart des parfums du moment en contiennent. Mais ces matières sont surtout appréciées pour leurs propriétés fixatives. En effet, la civette, le musc, le castoréum, l’hyraceum, l’ambre gris ou encore la cire d’abeille sont d’excellents fixateurs de parfum.

En revue

  • La civette : cette matière première désigne la sécrétion d’un chat musqué sauvage que l’on trouve en Ethiopie. Désormais interdite, on retrouve la civette seulement sous forme synthétique. Si à l’état pur son odeur est fécale, forte, voire violente, une fois diluée la civette apporte rondeur, sensualité et chaleur au parfum. Le tout sur un fond animal. Elle est un excellent fixateur et de grandes marques aiment l’employer dans leur jus. On pense notamment à la maison Chanel avec son N°5 et son fameux Coco Mademoiselle. Des parfums addictifs qui durent plusieurs jours, même des semaines, sur les vêtements.
  • Le musc : il s’agit d’une sécrétion produite par le chevrotin porte-musc originaire d’Asie ; plus précisément du Tibet.
  • L’ambre gris : cette matière très prisée en parfumerie est causée par une irritation intestinale développée chez  les cachalots. L”ambre gris est ni plus ni plus une excrétion due à une mauvaise digestion de becs de calamars par ces grands mammifères marins.
  • L‘hyraceum :  il s’agit d’une petite pierre produite par le Daman du Cap, un petit mammifère d’Afrique du Sud à l’apparence de petit rongeur. L’hyraceum est une masse collante formée d’urine et excréments, que l’animal produit.  Cette excrétion de l’animal  va se pétrifier  après des siècles et des siècles de vieillissement, et prendra l’allure d’une petite pierre de couleur brune.
  • La cire d’abeille : même s’il n’existe pas d’huile essentielle de miel, les parfumeurs aiment inviter des notes mieillées dans leurs parfums. En effet,  ils emploient  l’absolue de cire d’abeille à l’odeur miellée, verte, boisée, cireuse. Accords chyprés, floraux ou orientaux, le miel est une note qui marque le parfum de son aspect cuiré, miellé, anisé, animal, chaud et fruité.
  • Le castoréum : c’est une sécrétion huileuse et odorante issue des glandes situées entre les parties génitales et l’anus du castor d’Amérique du Nord et d’Eurasie. Substance grasse et recherchée, le castoréum a une odeur forte, singulière, très animale, agressive, qui s’adoucit une fois diluée. Chaude et douce, son odeur rappellera alors l’huile animale, le cuir, et même la fourrure. Il est employé dans les accords orientaux et/ou ambrés. Autrefois, pour l’extraire il fallait tuer l’animal. Avec les progrès de la chimie moderne, le castoréum utilisé aujourd’hui en parfumerie  est un castoréum synthétique.  La finesse n’est pas la même, mais l’effet recherché y est. Et le castor est surtout protégé.

Les matières premières végétales

Les matières végétales se divisent en 3 grandes catégories : les fleurs, les fruits, et les herbes, les plantes et les bois.

Les bois, les plantes et les herbes

Les herbes et les plantes sont utilisées de façon optimale, parfois même dans leur intégralité, comme c’est le cas pour le romarin. On utilisera les graines du gingembre et du vétiver, les feuilles de la verveine et du patchouli ou encore les graines de la fève tonka, de la cardamome ou encore la coriandre. Certains végétaux sont employés exclusivement dans les fragrances masculines auxquelles elles apportent fraîcheur, tonicité et sensation de propreté, de netteté, tels que le basilic, la menthe et la marjolaine

Dans les matières premières végétales, on compte les arbres dont on prélève l’écorce. Mais aussi la résine, le bois, et même les mousses se développant sur l’écorce (on pense à la mousse de chêne). L’encens, la myrrhe et le labdanum entrent dans la catégorie des arbres. La cannelle, le bouleau et le santal ; dans celle des bois. On peut aussi noter d’autres bois utilisés en parfumerie comme le patchouli, l’essence de pin, le santal, le cèdre de Virginie ou encore  le bois de Gaïac.

Les fleurs

Les notes florales sont la coqueluche des parfums féminins si bien qu’il est presque impensable d’imaginer un jus à destination des femmes sans celles-ci. Il existe plusieurs fleurs odorantes lesquelles apportent chacune leur caractère qui leur est propre au parfum. On a le Ylang-Ylang qui nous vient de l’Océan Indien et évoque la sensualité charnelle. Le muguet lui incarne la candeur, l’innocence. Et on a au milieu de tout ce champ de fleurs, la tubéreuse, la rose, le jasmin et l’iris, qui forment le bouquet de fleurs noble par excellence. Sans oublier les autres fleurs que sont le mimosa, la lavande, les narcisses, la violette ou encore la fleur d’oranger.

Les fruits

Les notes fruitées sont très estimées aussi bien par les parfumeurs que par le public. Ces matières premières sont issues principalement de la famille olfactive des hespéridées, constituées d’agrumes. Modernité et originalité, fraîcheur, tonicité, les notes fruitées apportent aux jus des touches bien personnelles. En dehors de ces notes hespéridées, la pomme, la vanille, la pêche et le melon sont également très utilisés.

La palette du parfumeur est un peu à l’image de celle du peintre ; diverse et variée. Chez Dar Al Musc, il y en a pour tous les goûts, pour tous les nez ^^.