La civette en parfumerie

Il existe six grandes matières premières animales en parfumerie.  Parmi elles, on compte la civette, le castoréum, le musc, l’hyraceum, la cire d’abeille et l’ambre. Elles font partie inhérente de l’histoire du parfum, elles ont toujours accompagné et enrichi les flacons.   Ces notes sont connues pour apporter puissance, rondeur et singularité aux fragrances. Aujourd’hui, elles ne sont plus qu’employées de manière synthétique.  Entre scandale et dépendance, zoom sur l’usage de la civette en parfumerie.

Qu’est-ce que la civette ?

La civette, que l’on appelait autrefois “chat musqué”, est un animal originaire d’Ethiopie. Elle appartient à la famille des Viverridés et est un mélange de chat et de renard. Une hybridation qui lui vaut l’appellation de chat d’Abyssinie.

Le saviez-vous ?

D’un point de vue étymologique, le mot “civette” vient de l’arabe “az-zabad”. En effet, cette espèce de chat est appelée en langue arabe “qitou az-zabad” ce qui signifie littéralement, “le chat à musc” (porteur de musc).

 

La civettone : du flacon au scandale

La civette a longtemps été capturée pour sa civettone, une substance odorante que l’on utilise en parfumerie et que l’animal secrète pour marquer son territoire. Celle-ci se trouvant dans ses glandes péri-anales, l’animal était chassé, puis élevé emprisonné dans le but de l’extraire. Malheureusement, le chat musqué était victime de mauvais traitements. En effet, pour pouvoir récolter la civette, l’on pratiquait des curetages pénibles pour l’animal. Des douleurs insupportables, une vie en captivité, tant de sévices qui ont poussé les associations de défense d’animaux à agir. Les civettes maltraitées sont sauvées des griffes de leurs bourreaux par ces dernières dans les années 70.   

 

La civette en parfumerie

La civettone, substance connue notamment sous le nom de civette, est très prisée en parfumerie. Brute,  l’odeur de la civette  est fécale, forte, voire même violente. Si elle est utilisée dans la fabrication de parfum c’est parce qu’elle est un excellent fixateur. Elle fait d’ailleurs partie des matières premières dont les nez peinent à se passer. On l’aime pour tout ce qu’elle offre au parfum. Dissoute, la civette déploie sa robe sensuelle et chaude, sa rondeur, et révèle son pouvoir fixateur.

 

De l’animal au synthétique

Récolter la civette est un travail délicat, si bien qu’autrefois, à l’état brut, elle se vendait à des prix démesurés. Une vente aux enchères qui, en plus du scandale cité plus haut, a poussé les parfumeurs à trouver une alternative aux notes animales. C’est ainsi que, depuis les années cinquante, l’on trouve la civette sous forme synthétique. Une reproduction purement artificielle, dépourvue de toute molécule animale. La chimie moderne a cette capacité de retranscrire des notes à l’identique en parfumerie. Ce fut le cas de la civette, tout comme l’ambre gris ou le musc. Une fidélité où tout le monde y gagne : l’animal est préservé et le parfumeur s’y retrouve au niveau financier.

 

 

Être parfumeur c’est partager son amour pour les bonnes odeurs mais pas à n’importe quel prix. La faune et la flore doivent être protégées, un gage de confiance afin de préserver le but premier du parfum : faire rêver, donner sans compter. Dar Al Musc se veut garant d’une collection d’effluves teintée d’amour et d’éthique.  Découvrez  Mûkhallat Bint Sudan notre fragrance  à la civettone : coup de foudre olfactif garanti !

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